À 282 jours du premier tour, l’ambiance politique se réchauffe en France avec la déclaration officielle de Marine Le Pen malgré sa condamnation judiciaire. Son premier meeting à Paris est prévu, marquant un tournant dans son engagement. Édouard Philippe, quant à lui, avance avec un programme attractif qui pourrait séduire l'électorat centriste.
Un sondage réalisé par OpinionWay pour Les Échos dévoile que si l'élection se tenait aujourd'hui, Marine Le Pen récolterait entre 34% et 36% des suffrages. "Sa récente condamnation pour détournement de fonds publics n’a pas eu l’effet escompté. Au contraire, sa candidature semble avoir boosté son image auprès de son électorat", déclarait Bruno Jeanbart, vice-président d’OpinionWay.
Pour la deuxième place, Édouard Philippe, ancien Premier ministre, se positionne bien avec 22% des voix. S'il se présente avec Gabriel Attal, il ferait 18% contre 7% pour Attal. Jean-Luc Mélenchon, figure de proue de la gauche, est à la traîne avec entre 13% et 15%, selon les scénarios envisagés. Son avance sur d'autres candidats de gauche, comme Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, semble cependant insuffisante pour le qualifier au second tour.
Les chiffres montrent aussi que le soutien à la droite et à l'extrême droite demeure solide, avec Bruno Retailleau et Éric Zemmour qui peinent à s’imposer, ne dépassant pas 4% des intentions de vote. Nathalie Arthaud, leader de Lutte Ouvrière, est quant à elle à la traîne avec seulement 1% des voix.
Ce sondage a été mené entre le 8 et le 9 juillet sur un échantillon de 1.042 répondants. 15% des participants sont restés indécis, une tendance qui pourrait influencer le cours de la campagne d'ici avril 2027.







