Les relations entre Washington et Téhéran atteignent un nouveau seuil de tension. Alors que les menaces fusent de la Maison Blanche, l'ambassadeur d'Iran en France, Mohammad Amin Nejad, a déclaré que toute attaque contre son pays entraînerait des conséquences sérieuses. Lors d'une interview accordée à BFMTV, il a souligné le caractère défensif de l'Iran tout en réaffirmant la volonté de trouver une solution diplomatique.
"Loin d'encourager l'escalade, nous nous préparons seulement à défendre notre nation, en nous remémorant les épreuves de notre passé", a-t-il commenté en référence à la guerre Iran-Irak des années 1980. Selon lui, "la nation iranienne a fait preuve d'une solidarité remarquable face à l'agression, et nous sommes prêts à renouveler cet engagement en temps de crise".
Malgré ces déclarations, l'ambassadeur s'est engagé à éviter la guerre, insistant sur le désir de dialogue et de paix. Toutefois, il a établi des limites claires, affirmant qu'une agression entraînera une "réaction populaire". Ce positionnement survient alors que la Maison Blanche a signalé que des décisions concernant des exécutions de manifestants en Iran auraient été influencées par des diplomates du Golfe cherchant à désamorcer la situation. Selon des sources de la Maison Blanche, ces démarches ont contribué à retirer immédiatement la menace de frappes militaires.
Du côté américain, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que "toutes les options restent sur la table", en cas de poursuite des violences contre le peuple iranien. Les États-Unis ont renforcé leur dispositif de sanctions économiques, ciblant des responsables iraniens suspectés de mener la répression, tels qu'Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran.
Cette crise actuelle s'intensifie alors que les manifestations contre le régime iranien continuent d'évoluer. Selon des ONG de défense des droits humains, la situation est alarmante, des milliers de morts ayant été rapportés depuis le début des mobilisations le 28 décembre. Dans ce climat tendu, il semblerait que la situation ait momentanément calmé, avec une absence palpable de manifestations de grande ampleur à Téhéran, rapportent plusieurs agences de presse.
Alors que les jours passent, la nécessité d'un dialogue pacifique entre les deux nations reste impérieuse, mais les récentes escalades militaires suscitent des inquiétudes croissantes. Nombre d'experts s'accordent à dire que seule une approche diplomatique pourrait réparer les relations endommagées. Comme l'expliquerait un analyste au Monde, "engager une discussion constructive reste le meilleur moyen d'éviter une guerre dévastatrice".







