Le coût choquant du rachat des infrastructures sportives à Nîmes
Vincent Bouget, candidat de gauche aux prochaines élections municipales à Nîmes, livre une critique cinglante concernant le rachat du stade des Antonins et du centre d'entraînement de la Bastide, évalué à 9 530 000 euros. Dans un communiqué de presse publié ce vendredi, il a qualifié cette opération "d'un fiasco financier" et d'un "scandale démocratique".
Le montant de cette acquisition détaille 7 060 000 euros pour le stade et 2 470 000 euros pour le centre d'entraînement, coûts clairement jugés excessifs par Bouget. "C'est le prix du départ définitif de Rani Assaf, mais surtout le résultat de l'inconséquence de la majorité municipale sortante, notamment MM. Fournier, Proust et Plantier...", a-t-il ajouté.
Il met également en garde contre les dépenses supplémentaires à prévoir, comme le démontage des infrastructures actuelles, la rénovation nécessaire de la Bastide ainsi que des plans liés au Stade des Costières et à la Halle des Sports. "Tout cela va engendrer des coûts bien au-delà des simples chiffres d'achat initial," a-t-il insisté.
Lors du dernier conseil municipal, le premier adjoint et lui-même candidat, Franck Proust, avait précisé avoir reçu des engagements pour finaliser la propriété de ces équipements avant le 7 février, même si ceux-ci appartiennent encore à Rani Assaf, ancien propriétaire du Nîmes Olympique.
"Que ceux qui se présentent comme des sauveurs se fassent très discrets," a poursuivi Bouget. "Ils auront simplement ouvert le portefeuille des citoyens Nîmois, contribuant ainsi à un désastre qui pourrait s'élever à des dizaines de millions d'euros. Ils ne pourront pas prétendre qu'ils n'étaient pas avertis." Il conclut en signalant que cette situation a été fondée sur des mensonges répétés par la majorité municipale, notamment l'idée d'un affaissement des tribunes du Stade des Costières, rendant la rénovation inenvisagable.







