Suite à la découverte de plusieurs tweets racistes publiés sur la plateforme X, le Rassemblement National a retiré son soutien à Christian Richaud Simoni, candidat aux municipales de 2026 à Carpentras. Ces tweets, révélés par Libération, ont suscité une forte indignation.
Ce jeudi 5 février, Sébastien Chenu s'est exprimé sur les ondes de France Inter, affirmant : "Nous sommes un parti politique responsable. Nous ne pouvons pas toujours tout savoir".
Chenu a ajouté que les candidats sont soigneusement sélectionnés et que ceux qui ne respectent pas les valeurs du parti sont rapidement écartés. "Nous avons des mesures en place pour suspendre ou désinvestir les membres dont le discours est jugé inacceptable", a-t-il expliqué.
Le RN n'est pas isolé
Ce phénomène de propos inappropriés n'est pas propre au Rassemblement National. En 2024, des candidats de divers partis politiques avaient été pointés du doigt pour des déclarations controversées sur les réseaux sociaux. Jordan Bardella, président du RN, avait même qualifié certains d'entre eux de "brebis galeuses".
"Les candidats aux élections, en particulier municipaux, sont nombreux, ce qui peut entraîner des complications", a précisé Chenu. "Nous ne sommes pas plus exposés à des comportements extrêmes que d'autres mouvements politiques".
Des experts politiques, comme François Durpaire, estiment que cette problématique pourrait avoir des conséquences sur le soutien électoral du RN, dans un climat social déjà tendu. "La vigilance sur le langage est cruciale à l'approche des élections", souligne-t-il.
En somme, l'éviction de Richaud Simoni soulève des questionnements sur la gouvernance interne du Rassemblement National et son image auprès de l'électorat français.







