Suite au décès de Michel Sorbara en 2024 et au retrait de sa fille Valérie Ferrandi, le village de Castagniccia se trouvait sans candidat à la mairie. Dans cette situation délicate, Jacqueline Colombani a décidé de se porter candidate.
Dans ce petit village d’une trentaine d'habitants, l’annonce du départ de la maire sortante a créé une véritable inquiétude. « J’ai perçu la peur des habitants de voir le village géré par la préfecture en l’absence de candidats », explique-t-elle. Résidente à l'année dans le village, elle affirme avoir été « motivée par un profond attachement » à son héritage local. Professeure de langue et culture corse, elle met en avant ce lien essentiel : « Cela renforce encore notre connexion avec nos traditions ». Bien qu’elle n'ait jamais occupé de mandat, elle se déclare déterminée : « C'est une première pour moi ».
Les défis à relever dans une commune aux ressources limitées
Jacqueline Colombani est consciente des nombreux défis qui l’attendent. « Je sais qu'il y aura des obstacles », admet-elle, tout en rejetant l'idée de ~l'inaction~ : « Je refuse de céder à la fatalité ». Elle évoque la nécessité de renforcer la sécurité du village, notamment en matière de prévention des incendies et de maintenir l’accès aux soins de santé, un sujet d’inquiétude pour de nombreux habitants. « Nos commerçants ambulants sont vitaux pour nous. Nous devons les soutenir », insiste-t-elle. La transmission du patrimoine sera au cœur de son projet : « Nous sommes au cœur de la châtaigneraie, il est essentiel de préserver notre héritage pour les générations futures ».
Le patrimoine comme projet central
Pour son mandat, Jacqueline Colombani a déjà désigné ses priorités. « Notre principal projet sera de protéger et valoriser notre patrimoine, car c'est notre richesse », fait-elle savoir. La commune possède des trésors remarquables : une église du XVIIIe siècle, classée monument historique depuis 1976, plusieurs chapelles romanes, des lavoirs et un réseau de sentiers à restaurer. Bien que le budget sera limité et que des lenteurs administratives soient à prévoir, elle prévoit une approche méthodique pour avancer. Sa liste comptabilise six colistiers, dont deux adjoints.
Une voix féminine pour la gouvernance locale
Dans une région où les femmes sont peu nombreuses à se présenter aux élections, elle assume son rôle avec assurance. « Être une femme, c’est un atout », affirme-t-elle. Son expérience professionnelle, marquée par un dialogue constant, lui confère une sensibilité et une écoute précieuses : « Je n’aurai pas de mal à m’exprimer ni à écouter ceux qui m’entourent ».







