La maire de Toulon, Josée Massi, sans étiquette politique, a réaffirmé sa volonté de battre la députée RN, Laure Lavalette, lors des municipales de mars 2026. En cas de défaite, elle a déclaré être prête à se retirer si elle se retrouvait en troisième position.
Affirmant clairement sa position, Massi a rappelé à l'AFP lors d'une conférence de presse : "Si je suis troisième, je me désisterai, il n’y a pas d’ambiguïté." En évoquant les souvenirs d'une gestion chaotique sous Jean-Marie Le Chevallier, elle a mis en garde : "On ne peut pas revivre le scénario d'il y a 30 ans." Ces propos font écho aux réticences d'un secteur de l'opinion publique face à une potentielle victoire du RN à Toulon.
« C’est possible de gagner »
Massi, à 75 ans, a exprimé sa détermination : "C’est possible de gagner... et nous allons battre Lavalette." Elle a aussi souligné que pour le RN, conquérir Toulon serait un enjeu de prestige national. Son entourage fait écho à cette inquiétude, cautionnant les craintes de Michel Bonnus, également candidat LR, qui a récemment confirmé qu'il se désisterait s'il se classe derrière.
La bataille à venir se dessine alors qu'un sondage d'Ifop publié par Var Matin a révélé que Massi ne récolterait que 24 % des voix au premier tour, contre 39 % pour Lavalette et 15 % pour Bonnus. Cette dynamique suggère un enjeu crucial pour l'avenir de la politique toulonnaise.
Élue à la tête de la ville en mai 2023, suite à la disgrâce de son prédécesseur Hubert Falco, connoté par des affaires judiciaires, Massi ne bénéficie pas du soutien attendu de l’ex-maire, qui semble avoir jeté son dévolu sur Bonnus.







