Dans un entretien au Nouvel Obs, Boris Vallaud, leader des députés socialistes, a exprimé ses réserves quant à la primaire à gauche prévue pour 2027. Il juge cette initiative "trop limitée" et appelle à une alternative qui rassemblerait une coalition de gauche plus inclusive.
"Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons", a-t-il affirmé, soulignant que cette démarche devrait commencer après la désignation d'un candidat du Parti socialiste, tout en intégrant des figures comme Raphaël Glucksmann, mais en excluant La France Insoumise. Ce positionnement intervient alors que le débat sur une possible primaire fait rage au sein de la gauche, notamment entre les soutiens d'Olivier Faure, qui est en faveur de cette primaire, et d'autres membres du parti.
Selon Vallaud, "la primaire, telle qu'elle se dessine, n'est pas suffisante" pour résister à la montée de l'extrême droite, une opinion partagée par plusieurs analystes politiques. Le quotidien Le Monde rapporte que cette vision de Vallaud représente un changement significatif dans la stratégie des socialistes, qui doivent faire face à une fragmentation accrue des voix à gauche.
Une coalition plutôt qu'une compétition
Vallaud a également spécifié que le succès d'une coalition repose sur la nomination préalable d'un candidat socialiste, garantissant ainsi la voix des militants. "Je ne laisserai personne priver les militants d'un choix qui leur appartient", a-t-il insisté.
Cela conduit à une interrogation sur le rôle de figures émergentes au sein de la gauche, comme Jérôme Guedj, qui a récemment annoncé sa candidature. Vallaud a reconnu la légitimité de cette candidature tout en avertissant que "la gauche non melenchoniste doit éviter de se diviser".
Au cœur de ce débat, la question de ce qui constitue une "vraie primaire rassembleuse" soulève des inquiétudes : la chef des Écologistes, Marine Tondelier, et d'autres figures comme Clémentine Autain et François Ruffin se positionnent en faveur de cette primaire, mais face à la vision de Vallaud, des doutes émergent quant à son efficacité. Vallaud conclut sur une note d'optimisme : "Nous avons une chance de bâtir quelque chose de fort, basé sur des idées solides." Ces déclarations marquent un moment charnière pour la gauche, à l'approche des prochaines échéances politiques.







