L'essentiel
La primaire de la gauche, prévue le 11 octobre prochain, suscite des débats au sein du Parti socialiste. Boris Vallaud, député des Landes et chef des députés PS, considère cette élection comme "pas suffisante" et propose plutôt la désignation d'un candidat du Parti socialiste, suivie de la constitution d'une "large coalition".
Au cœur des prises de position, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, soutient l'idée d'une primaire, tandis que Vallaud défend une autre approche. "Je souhaite que le PS désigne son candidat à la présidentielle et travaille ensuite à créer une coalition large autour d'un projet de gauche" déclare-t-il sur son compte Twitter.
Je ne laisserai personne priver les socialistes d'un choix qui leur revient.
Boris Vallaud insiste sur la nécessité d'un "autre chemin" pour unir la gauche. "Avec d'autres, venus de toute la gauche, nous y travaillons" explique-t-il lors d'une interview au Nouvel Obs. Sa vision inclut le PS, mais pas La France insoumise.
La construction d’une coalition la plus large qui soit.
Il souligne l'importance de rassembler toute la gauche pour contrer la menace de l'extrême droite. "C'est ce que demandent nos électeurs" martèle-t-il. Vallaud ajoute : "La primaire, telle qu’elle se dessine, n’est pas suffisante". Il prône la nécessité d'une désignation du candidat socialiste préalable à la constitution d'une coalition, qui devra ensuite élaborer ses propres méthodes pour choisir son représentant.
Un large éventail de choix
La primaire programmatique combinera les candidatures du PS, d'Écologistes menés par Marine Tondelier, et d'anciens membres de La France insoumise tels que Clémentine Autain et François Ruffin. Vallaud exprime une volonté d'établir une alliance allant de François Ruffin à Raphaël Glucksmann.
Sur la question de sa propre candidature, Boris Vallaud reste vague : "Je vais m’appliquer ce que je souhaite pour cette coalition : commencer par le fond et les idées". Il évoque également que la gauche souffre d’un manque d’idée forte et reconnaît la légitimité de la candidature du député Jérôme Guedj.
Il prévient cependant que la gauche non mélenchoniste doit éviter les divisions internes : "nous devons nous garder de rejouer les gauches irréconciliables entre nous". La suite de cette réflexion pourrait bien résonner au sein des cercles socialistes dans les mois à venir.







