Lors d'une récente séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a vivement recadré Mathilde Panot, cheffe des députés LFI. Cette dernière avait accusé le gouvernement d'instrumentaliser la mort de Quentin Deranque, victime d'une agression en marge d'une conférence à Sciences Po Lyon.
Panot a tenté de se distancier des faits en arguant : "Aucun insoumis n’est impliqué ni de près ni de loin". Pourtant, le jour même, cinq suspects avaient été interpellés, parmi eux un assistant parlementaire du député Raphaël Arnault.
Dans le feu de l'échange, Mathilde Panot a également déclaré : "Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser". Elle a souligné l'absence de réactions du gouvernement face à d'autres tragédies, telles que l'assassinat du rugbyman Federico Aramburu, ou les actes de violence attribués à l'extrême droite depuis 2022.
« Il est temps que vous fassiez le ménage dans vos propos, vos idées et surtout dans vos rangs »
La réponse de Lecornu ne s'est pas fait attendre : "Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject", a-t-il affirmé. Il a insisté sur le fait qu'il y a une ligne rouge à ne pas franchir : "On ne hiérarchise pas les assassinats. La violence doit être condamnée dans tous ses aspects". Le Premier ministre a précisé que cela ne concerne pas uniquement le cadre politique, mais la responsabilité collective face à la violence.
Les tensions ont continué de monter avec Laurent Wauquiez, qui a également interpellé le gouvernement, insistant pour que "la vérité judiciaire passe sans aucune pression" sur les enquêteurs. En mémoire de Quentin Deranque, une minute de silence a été observée à l’Assemblée, rappelant l'impact tragique des événements sur la société française.







