Lors de la séance du conseil municipal du 5 février 2026 à Gorron, trois points n'étaient pas initialement à l'ordre du jour, mais ont été introduits en cours de réunion. Cette manœuvre a soulevé l'indignation de l'opposition, qui a choisi de ne pas participer au vote concernant ces propositions. En janvier, la préfecture de la Mayenne avait pourtant mis en garde par courrier sur l'illégalité de tels changements.
Lors de cette réunion, les élus ont néanmoins approuvé tous les points prévus, incluant des ajustements concernant les emplois municipaux, comme la transformation d'une mission de communication en poste permanent pour Servan Escande. De plus, la création d'un poste de 20 heures par semaine pour l'entretien d'espaces sportifs a également été validée. La vente de deux biens immobiliers, dont une maison située 10, chemin des Petites fontaines, a été décidée.
Le conseil a alors fonctionné dans un climat de tension, révélant des fissures au sein de l’assemblée locale. L’opposition, représentée par des conseillers municipaux de différentes tendances politiques, a critiqué cette gestion des sujets. "Nous ne pouvons pas accepter des changements qui vont à l'encontre de la législation", a déclaré un membre de l'opposition, soulignant l'importance du respect des procédures.
Des experts en droit municipal ont également réagi, indiquant que ces ajouts pourraient non seulement troubler le fonctionnement normal du conseil, mais également porter atteinte à la démocratie locale. "Il est vital que les décisions soient prises dans la transparence et selon les règles établies", affirme Jean-Pierre Moreau, spécialiste en droit public.
Certaines voix au sein du conseil appellent déjà à une révision des procédures afin de prévenir de telles situations à l'avenir, suggérant la mise en place de sanctions pour des ajouts inappropriés à l'agenda. La préfecture, quant à elle, surveille de près les développements à venir dans cette affaire qui pourrait avoir des répercussions sur la gouvernance locale.







