L'eurodéputée Insoumise, Rima Hassan, devait prendre la parole le 27 février à l'École normale supérieure de Paris-Saclay. Cet événement, organisé par le syndicat des personnels FSU, a été annulé en raison de l'agression mortelle d'un jeune militant nationaliste à Lyon.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été attaqué par un groupe cagoulé lors d'une conférence à Sciences Po Lyon où il était présent pour assurer la sécurité des militantes d'un collectif identitaire. Malheureusement, il a succombé à ses blessures après avoir subi un grave traumatisme crânien. La direction de l'ENS a confirmé à l'AFP que la conférence de Rima Hassan avait été annulée « à la suite des événements récents survenus à Lyon », comme l'a rapporté BFMTV.
Rima Hassan, pour sa part, a contesté cette décision, affirmant sur X que la conférence n'était que « décalée », cherchant ainsi à minimiser l'impact de l'annulation. Malgré cela, l'ENS a déclaré que cette initiative ne relevait pas de ses activités académiques et que les locaux avaient simplement été mis à disposition pour l'événement.
assurer la sérénité des débats
Le syndicat FSU a confirmé qu'il avait informé la présidence de l’ENS et travaille à garantir la sérénité des discussions futurs, soulignant qu'il reste un dialogue constant pour assurer la sécurité des étudiants et du personnel. La ministre de l’Enseignement supérieur a également réagi en déclarant que si des risques de troubles étaient identifiés, d'autres événements dans les universités seraient suspendus.
Cette situation pose des interrogations sur la liberté d'expression dans les établissements universitaires, notamment dans un contexte où les tensions politiques sont exacerbées. Des voix s'élèvent pour demander une réflexion approfondie sur l'encadrement et la sécurité des débats, car ils deviennent de plus en plus sensibles, surtout dans un climat social déjà tendu.







