La fondation 30 millions d’amis a récemment décidé de franchir une étape décisive en saisissant le Conseil d’État pour faire respecter l’interdiction de vente de chiens et de chats par les animaleries, dénonçant un laxisme gouvernemental inacceptable. Dans un communiqué de presse, elle a exprimé ses préoccupations concernant le manque de contrôle sur ces établissements, affirmant que la complaisance des autorités favorise des pratiques illégales.
En janvier 2024, une loi adoptée pour lutter contre la maltraitance animale a stipulé que les animaleries ne doivent plus vendre d’animaux de compagnie. Cependant, comme le souligne la fondation, de nombreuses animaleries continuent ce commerce en toute impunité, contournant la réglementation sans crainte d’être sanctionnées. Cette situation soulève de vives préoccupations sur la protection des animaux et la responsabilité éthique des commerces concernés, comme le relèvent plusieurs médias français.
La fondation demande des contrôles rigoureux et des sanctions sévères contre les pratiques illégales. « La ministre de l’Agriculture a même accordé un passe-droit aux animaleries leur permettant de détenir des animaux en vue d’une vente, outrepassant l’esprit même de la loi », déclare Lorène Jacquet, responsable campagnes et plaidoyer. Cette annonce a soulevé des inquiétudes chez les défenseurs des droits des animaux, qui craignent que cela n’entraîne une augmentation du commerce illégal en ligne, un phénomène jugé encore plus préoccupant.
Vente interdite, mais toujours pratiquée ?
Les déclarations de la fondation pointent du doigt une attitude passive des autorités, accusant certains commerces de dissimuler des pratiques douteuses et d'utiliser des images manipulatrices pour séduire des acheteurs peu méfiants. Cette situation soulève des interrogations sur la protection des animaux, tant en magasin qu’en ligne.
La fondation 30 millions d’amis appelle donc à une vigilance accrue et à une mise en application stricte des lois existantes. « Les animaleries doivent être tenues responsables et la vente illégale d’animaux doit cesser », conclut-elle. La visibilité accordée à cette problématique pourrait également influencer les politiques publiques, amenant le gouvernement à adopter une position plus ferme sur cette question essentielle.







