Le groupe antifasciste Jeune Garde, dissous en juin 2025, se retrouve sous les projecteurs suite au passage à tabac ayant entraîné le décès du militant identitaire Quentin Deranque. Ce dernier, dont la mort a suscité une vive émotion, soulève des questions sur la sécurité publique et l'efficacité de la dissociation des groupes violents.
Les gardes à vue se poursuivent, jeudi 19 février, pour les onze personnes interpellées dans le cadre de l'enquête sur ce drame. La majorité des interpellés seraient liés au groupuscule Jeune Garde, dissocié en 2025 — une décision en cours de révision par le Conseil d'État. Pour le gouvernement, il est impératif de combattre ces formations violentes. Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a exprimé son souhait de rendre la dissolution d'associations violentes plus accessible à l'avenir.
Ce développement soulève des interrogations tant sur le cadre légal entourant ces dissolutions que sur la sécurité des citoyens. Des voix s'élèvent pour demander une réévaluation des stratégies de lutte contre la radicalisation et d'encadrement des groupuscules violents. Louise Dubois, politologue, affirme que "la dissolution seule n’est pas une solution durable; il faut également travailler sur la déradicalisation et les mécanismes de prévention".
La tragédie de Quentin Deranque, dont le décès a été largement médiatisé, continue de provoquer des échos dans l'opinion publique. Des marches en hommage à la victime sont prévues, mais ces événements doivent aussi prendre en compte le climat de tension sociale qui règne aujourd'hui.







