Le député Raphaël Arnault, dont deux de ses assistants sont actuellement en garde à vue, se trouve au cœur d'une controverse suite à la mort tragique de Quentin Deranque. Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), a clairement indiqué que l'exclusion d'Arnault du groupe à l'Assemblée nationale était hors de question. "Ces collaborateurs n'appartiennent pas aux instances de LFI," a-t-il précisé lors d'une interview sur franceinfo.
Bompard a contesté les appels à la démission, souvent perçus comme une atteinte aux principes de l'État de droit, en déclarant : "Il n'en est pas question. Quel employeur devrait répondre des actions de ses employés ?" Les tensions politiques montent alors que des voix s'élèvent, y compris au sein de la gauche, pour demander des comptes à Arnault, fondateur du groupe d'ultragauche La Jeune Garde, en lien avec le décès de Deranque.
Un contexte politique tendu
Les commentaires de Bompard révèlent une profonde division au sein du paysage politique français. Il a dénoncé "la lâcheté" d'autres responsables politiques, notamment Olivier Faure, qui, selon lui, assimilent les organisations fascistes et antifascistes dans la haine, ce qui pourrait nuire à l'unité de la gauche.
Dans une note de blog, Faure avait en effet exprimé que "aucun parti ne devrait accepter la proximité, même lointaine, avec de telles organisations". Bompard a réagi en reaffirmant son soutien à la notion d'autodéfense populaire, tout en rejetant les actes violents survenus lors des manifestations, rapportés dans des vidéos largement diffusées.
"Les fascistes cherchent à instaurer une société raciste par la violence, et il est crucial que les antifascistes soient présents tant que ce problème persiste. Une absence d'antifascistes ne mettrait pas fin à la violence, mais amplifierait celle des fascistes," a-t-il souligné.
Les parents de Quentin Deranque ont aussi pris la parole, appelant au calme et à la retenue tout en dénonçant l'escalade de la violence politique. Ils ont exprimé leur chagrin et leur désir de ne pas voir la situation se détériorer davantage.
Reste à voir comment cette affaire sera gérée à l'avenir et quel impact elle aura sur le futur politique de LFI et de ses membres.







