À moins d'une semaine du premier tour des élections municipales 2026, le climat électoral à Paris s'annonce toujours incertain. Un sondage récemment publié par OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD met en lumière les dynamiques en cours. Emmanuel Grégoire, candidat du Parti socialiste, se positionne légèrement en tête avec 31 % des intentions de vote, suivi de près par Rachida Dati, qui, malgré une hausse de deux points, atteint 26 % des suffrages.
Ce sondage révèle une compétition particulièrement serrée, où d'autres candidats comme Sophia Chikirou de LFI, Sarah Knafo de Reconquête et Pierre-Yves Bournazel de Renaissance se disputent la troisième place. Chikirou est actuellement créditée de 13 % des voix, alors que Knafo et Bournazel sont à égalité avec 12 % chacun.
Une bataille de chiffres
Les électeurs sont encore divisés, et la dynamique à l'approche du scrutin change régulièrement. Emmanuel Grégoire connaît un soutien fort parmi les jeunes électeurs, atteignant notamment 36 % chez les 55-64 ans et 33 % chez les moins de 40 ans. D'autre part, Rachida Dati se distingue en obtenant un soutien particulièrement fort chez les plus de 65 ans, recueillant 36 % de leurs voix, d'après les chiffres fournis par Le JDD.
Derrière ce duel, il est intéressant de noter que les femmes semblent davantage soutenir Grégoire, avec 33 % contre 22 % pour Dati, tandis qu'à l'inverse, Knafo fait plus d'écho auprès des hommes. Ces chiffres montrent bien les préférences électorales variable selon le genre.
Potentialités d'un second tour
Aucun candidat n'étant en mesure de s'imposer dès le premier tour, un second tour est à envisager le 22 mars. Trois scénarios ont été envisagés par OpinionWay, tous indiquant une lutte acharnée entre Grégoire et Dati. Dans une configuration à cinq listes, Grégoire serait légèrement en tête avec 33 %, suivi de Dati à 30 %. Lors d'une triangulaire entre PS, Renaissance et LR, Grégoire se détacherait avec 46 %, alors que Dati obtiendrait 40 %.
Un expert en sciences politiques a noté : « Ces chiffres démontrent bien la fragmentation du paysage électoral à Paris et l’importance des alliances stratégiques qui vont se dessiner dans les jours à venir. »
Tandis que la campagne continue de s'intensifier, l'attention se tourne vers les débats à venir et les discours des candidats, qui pourraient influencer les dernières décisions des électeurs. Dans un contexte où 12 % des personnes interrogées restent indécises quant à leur vote, chaque voix comptera et pourrait faire la différence dans cette élection cruciale.







