À minuit, l’avenir de la liste parisienne dirigée par Sarah Knafo, vice-présidente de Reconquête, reste incertain. Ce soir-là, émotions et préoccupations se mêlent dans une salle où le suspense est palpable.
Des militants, arrivés dès 20 heures, partagent leurs craintes autour d'un verre de vin. Des premiers sondages confidentiels circulent, annonçant des résultats oscillant entre 12,5 % et 16 %. Mais au fil des heures, l'espoir s'estompe : certains évoquent une chute à 9,5 %, menaçant ainsi la qualification de leur candidate au second tour. Un cadre du parti, inquiet, laisse échapper : « Impossible ». Ce sentiment rappelle les désillusions de l’élection présidentielle de 2022.
La liste, bien que mobilisée autour de figures comme Samuel Lafont et Diane Ouvry, craignait un retour à la réalité. Vers 22 heures, de nouvelles prévisions de résultats affirment que Knafo pourrait atteindre les 10 %, mais de justesse, instaurant ainsi une tension croissante parmi les participants. Ils tentent de se remonter le moral en se remémorant les souvenirs de la campagne.
Au bar, René-Paul Bartoli, une figure du milieu politique parisien, affiche un air détendu en attendant les résultats. Lorsque Sarah Knafo fend la foule un peu avant 23 heures, son arrivée est accueillie avec enthousiasme. Bien que le dénouement soit encore incertain, elle tient à saluer ses soutiens qui se sont battus pour sa candidature.
Que faire au second tour ?
Face à ses partisans, Knafo s’exprime : « Quel honneur d’être à près de 10 %. Est-ce un peu plus ou un peu moins ? On ne sait pas. » Les résultats des autres candidats s'annoncent pourtant décisifs, avec Emmanuel Grégoire en tête au soir du scrutin. La rivalité est féroce, surtout avec Rachida Dati qui capte une part substantielle des voix.
Knafo reste ferme sur ses positions : « Les voix du centre ne suffiront pas à l’emporter, » souligne-t-elle, en ajoutant que toutes les familles de la droite doivent se rassembler pour remporter la victoire. Cette déclaration fait écho à l'appel de Dati, qui prône un rassemblement de tous les Parisiens favorables au changement.
Pourtant, une question demeure pour la vice-présidente : que faire si elle parvient à se qualifier ? « C’est plus simple de se maintenir en arrivant troisième qu’en fermant la marche avec juste les 10 % requis, » souligne un observateur présent. Cette situation souligne le dilemme de Knafo, et plus largement celui de Reconquête : comment rassembler la droite sans soutien ? Comme le note le journal Le Parisien, cette élection sera déterminante pour l'avenir du parti, qui cherche à s'affirmer sur la scène politique française.







