Alors que le second tour des municipales à Paris se profilait avec cinq candidats, Sarah Knafo, issue de Reconquête!, a opté pour le retrait, ayant recueilli 10,4 % des voix lors du premier tour, comme l'a rapporté Valeurs Actuelles. Cette décision est perçue comme un soutien inattendu pour Rachida Dati, qui avait obtenu 25,46 % des voix.
En amont des élections, Knafo avait proposé une alliance, mais celle-ci a été catégoriquement rejetée par Dati. Son porte-parole avait en effet indiqué : « Aucune alliance avec Sarah Knafo n'est envisageable ». Dati, quant à elle, a choisi de fusionner sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel, un candidat de Horizons-Renaissance, mettant en avant une stratégie visant à dissuader toute association avec l'extrême droite.
« Rejeter toute dépendance à l'extrême droite »
Pour Bournazel, l'option d'une telle alliance passait nécessairement par un engagement fort de Dati : « Nous devons rejeter catégoriquement toute porosité avec l'extrême droite ». Ce départ de Knafo, ouvrant la voie à Dati, pourrait également influencer d'autres électeurs hésitants, ceux qui craignent une victoire de la gauche à Paris, notamment celle représentée par Emmanuel Grégoire, qui a recueilli 37,98 % des suffrages.
Expert en politique locale, Jean-Pierre Dubois, souligne : « Ce retrait peut considérablement remodeler les dynamiques de cette élection. Dati pourrait s’affirmer comme le principal challenger à gauche ». Alors que la stratégie politique s'intensifie à Paris, tous les regards se tournent vers les conséquences de ce renoncement sur le paysage électoral.







