Ce mardi matin, au 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, la ministre des Armées Catherine Vautrin a présidé une cérémonie émouvante en mémoire du major Arnaud Frion, tragiquement décédé au Kurdistan irakien.
"La France se souviendra toujours du sacrifice d'Arnaud Frion, un prix douloureux lié à notre sécurité, notre souveraineté et notre liberté", a déclaré Catherine Vautrin. Avec ferveur, elle a rendu hommage à un soldat qui avait fait preuve d'un courage exemplaire tout au long de sa carrière.
Le cercueil, drapé aux couleurs nationales, était orné de décorations comprenant la croix de chevalier de la Légion d'honneur, décernée à titre posthume, ainsi que le béret emblématique des chasseurs alpins. "Le parcours d'Arnaud Frion témoigne d'un homme devenu une figure emblématique du soldat français par son travail, sa valeur et son exemple", a salué la ministre en présence du général Pierre Schill, chef d'état-major de l'armée de Terre.
Agé de 42 ans, l'adjudant-chef Frion avait été promu major à titre posthume. Entré au sein des chasseurs alpins de Haute-Savoie en 2004, il avait participé à diverses missions à l’international, notamment en Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Mali, au Niger et en Estonie. Marié et père d’un enfant, il avait été décoré de la médaille militaire en 2021.
Malheureusement, il a été victime d'une frappe de drone survenue le jeudi précédent, qui a également blessé six autres militaires français, désormais rapatriés et hospitalisés en France.
Les soldats se trouvaient dans une base, sous le commandement des peshmergas kurdes, localisée près d'Erbil, dans le cadre de la coalition internationale établie contre l’État islamique depuis 2014. Cette région du Kurdistan irakien a souvent été la cible d'attaques de drones, souvent attribuées à des factions pro-iraniennes, visant les installations militaires américaines, bien que la défense antiaérienne ait pu neutraliser la plupart de ces assauts.







