Le candidat de gauche, Sacha Bastelica, qui a obtenu 6,4% des voix lors du premier tour des municipales, ne donnera aucune consigne de vote pour le second tour à Bastia. Lors d'une conférence de presse tenue sur la place Saint-Nicolas, il a déclaré avoir été sollicité par les listes de Gilles Simeoni (Bastia Inseme) et Julien Morganti (Uniti per dumane), mais a décidé de maintenir le suspense concernant son soutien.
Dans ses propos, Bastelica a insisté sur le fait que ses 917 électeurs ne devraient accorder « aucune voix à l'extrême droite ». De plus, il a affirmé avoir été « sollicité de toutes parts », mais il précise qu’il n’engagera pas de fusions avec d'autres listes électorales. « Je me suis engagé à ne pas me compromettre ni à céder à des pratiques clientélistes », a-t-il réaffirmé, montrant ainsi sa détermination à rester fidèle à ses valeurs.
Bien qu'il ait été en contact avec des figures comme Gilles Simeoni et l'entourage de Julien Morganti, il tient à son indépendance et à sa vision politique. Bastelica souhaite également donner un nouvel élan à la gauche en planifiant la création d'un parti régional qui vise à renouveler l’offre politique, sans s'associer à des structures traditionnelles qu’il juge dépassées. « Nous devons faire de la politique autrement », a-t-il conclu, aspirant à une alignement des idées tournées vers l'avenir et la jeunesse.
Ces propos trouvent un écho dans l’actualité régionale, alors que le paysage politique à Bastia semble en pleine mutation. Selon France 3, cette élection souligne un désir de changement chez les électeurs, un message que Bastelica souhaite porter au-delà des murs de la ville.







