Le syndicat Synadis Bio, représentant des enseignes comme La Vie Claire et Biocoop, ainsi que des filiales de Carrefour et d'Intermarché, ont été condamnés à une amende totale de 12,67 millions d'euros par l'Autorité de la concurrence. Cette sanction résulte d'une entente sur les prix des produits bio, s'étalant de mars 2017 à octobre 2024.
Selon l'Autorité, cette stratégie collective visait à éviter toute comparaison de prix entre les magasins spécialisés et les grandes surfaces. L'objectif était de préserver les profits des enseignes bio en empêchant une baisse généralise des prix.
Synadis Bio, principal condamné
Le syndicat Synadis Bio a écopé de la plus forte amende, soit 10 millions d'euros. Il se trouve à l'origine de cette stratégie, mise en place lors des réunions de son conseil d'administration et solidifiée par un règlement intérieur en 2018. Ses enseignes affiliées, représentant 2.000 magasins et réalisant environ 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, ont constitué une part significative du marché bio en France.
Outre Synadis, d'autres enseignes ont été condamnées. Greenweez, une entreprise spécialisée dans l'e-commerce bio, a reçu une amende de 1,85 million d'euros. ITM Entreprises, liée aux Mousquetaires, a été sanctionnée de 740.000 euros, tandis que Les Comptoirs de la Bio ont écopé de 80.000 euros.
Cette entente s'est produite alors que la grande distribution générale s'affirmait comme le principal circuit de vente pour les produits bio en France, dépassant les magasins spécialisés depuis 2016. Notablement, l'Autorité n'a pas retenu la participation d'autres acteurs initiaux, comme Sobio et CSF, entreprises également sous le giron de Carrefour.
Des experts du secteur ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact de telles pratiques sur la diversité et la compétitivité dans l'univers du bio. Selon eux, ce type de collusion pourrait freiner l'essor nécessaire d'une offre bio accessible et transparence des tarifs, essentielle pour les consommateurs.







