Ce jeudi 11 juin, le Sénat examinera la proposition de loi du député socialiste Guillaume Garot, visant à lutter contre les déserts médicaux. Toutefois, les médecins libéraux de Corse expriment une forte opposition, craignant une exacerbation de la crise médicale actuelle en entraînant la disparition des médecins de famille.
Pour le Dr Antoine Grisoni, les contraintes imposées pourraient faire fuir les jeunes médecins vers d'autres spécialités, rendant ainsi l'objectif de la loi contre-productif : « Cette loi est inutile, potentiellement dangereuse et totalement injuste. »
Les médecins s'inquiètent également du manque d'anticipation des autorités face à un problème de longue date. Selon eux, la combinaison du vieillissement de la population et de la réduction du nombre de jeunes médecins était prévisible. L'URPS de Corse déclare : « Il serait injuste que les jeunes médecins portent la responsabilité de la non-anticipation des pouvoirs publics sur les trois dernières décennies. »
Face à cette réalité préoccupante, les discussions autour de la loi Garot devraient susciter de vives réactions au sein de la profession et au-delà.







