Lors d'une rencontre ce jeudi après-midi entre l'office des transports de la Corse et les services du ministère des Finances à Bercy, le constat est sans appel : aucun progrès n'a été réalisé concernant la fiscalité environnementale applicable aux transports ni sur la dotation de continuité territoriale.
Jean-Félix Acquaviva, président de l'office des transports de Corse (OTC), a relevé une divergence significative avec les représentants de l'Etat, ce qui a bloqué les discussions. “L'application rigoureuse de ces taxes entraîne une hausse du tarif de transport de 5 euros le mètre linéaire, pouvant atteindre jusqu'à 8,50 euros à Porto Vecchio. Cette situation crée une concurrence entre les ports tout en ayant des répercussions directes sur le pouvoir d'achat des insulaires”, a-t-il déclaré. Il souligne que c'est la population et les entreprises de l'île qui supporteront le poids de cette décarbonation, ce qui risque d'accentuer la hausse des prix sur une île déjà en difficulté économique.
Pour sa part, Acquaviva a exhorté à un nouvel entretien directement avec Matignon, précisant : “Nous nous opposons à ce système vertical et demandons son adaptation. D'abord une exonération pour l'île, comme cela a été fait dans d'autres pays insulaires, tel que la Grèce, puis une refonte du système afin d'obtenir des fonds suffisants pour compenser les quotas carbone.”
Le président de l’OTC a insisté sur le fait qu'une convergence parmi les institutions corses existe, reflétant un rejet unanime des nouvelles mesures proposées. Des inquiétudes s'expriment également au niveau économique, laissant pressentir d'éventuelles turbulences à venir dans le contexte insulaire. “Nous avons besoin d'une réunion au plus haut niveau pour établir des exonérations et des compensations transitoires, le temps de mettre en place un système adapté à notre réalité,” a-t-il conclu avec fermeté.
Cette réunion a été marquée par des tensions palpables, reflétant des problématiques plus larges sur la gestion environnementale et économique de la Corse, comme l'indique un rapport du Journal de la Corse. Les demandes d'adaptation et de défense des intérêts locaux sont devenues une priorité dans le discours des responsables insulaires.







