Jeudi soir, la tempête Nils continuait de se diriger vers l'Est, après avoir dévasté le Sud-Ouest. Les vents violents affecting encore la Corse, tandis que les Alpes faisaient face à de fortes chutes de neige, entraînant un risque d'avalanches élevé, avertit Météo-France.
Bien que la vigilance ait été allégée dans le Sud-Ouest où les vents se sont apaisés, des préoccupations demeurent en raison des débordements possibles dans le bassin de la Garonne.
Cette tempête intense a causé la perte tragique d'un routier de 55 ans, touché mortellement par une branche qui a traversé son pare-brise, et a gravement blessé un agent territorial de 59 ans lors d'une intervention à Castelsarrasin, selon la préfecture.
Météo France a qualifié cet événement de "tempête d'une force peu commune", avec des rafales atteignant jusqu'à 160 km/h sur le littoral, avant de commencer à faiblir en début d'après-midi de jeudi.
L'alerte rouge concernant les vents violents a été levée dans l'Aude, les Pyrénées-Orientales et la Principauté d'Andorre, mais la Savoie reste en alerte rouge en raison des risques d'avalanches.
Nils a généré des pluies considérables responsables d'un "risque de crue majeure" dans des zones comme Marmande (Lot-et-Garonne) et a causé des "débordements importants" dans le bassin de la Garonne, déjà saturé d'eau suite aux pluies abondantes du début d'année.
- "Vigilance absolue" -
Bruno Marty, maire de La Réole (Gironde), a souligné à l'AFP que la tempête compromettait l'écoulement normal des eaux, nécessitant une vigilance accrue car les conséquences restent imprévisibles.
Les vents violents ont engendré de multiples chutes d'arbres, causant d'importantes coupures d'électricité. À 18h30 jeudi, environ 550 000 foyers étaient privés de courant, la majorité se trouvant en Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, selon Enedis.
Un incident notable a eu lieu à Sète, où une grue de plusieurs centaines de tonnes s'est écrasée dans le port de commerce, comme l’a rapporté Olivier Carmes, directeur de l'infrastructure.
À Perpignan, le stade Aimé Giral a également subi les effets dévastateurs des rafales, avec des poteaux fauchés.
Les habitants ont vécu cette tempête de manière mémorable. Eugénie Ferrier, 32 ans, résidente de Roaillan en Gironde, a partagé son expérience : « Dans la nuit, on entendait les tuiles qui se soulevaient. C'était impressionnant. »
La tempête a eu des répercussions sur les réseaux de transport. Sur l'autoroute A9, un camion a heurté un arbre, causant des blessures légères au conducteur. Des interruptions temporaires de circulation ont été constatées sur plusieurs routes et liaisons ferroviaires, tandis que les liaisons maritimes entre la Corse et le continent étaient suspendues.
L'île de Corse est sous vigilance orange en raison de prévisions de rafales atteignant 100 à 140 km/h, voire 150 km/h dans certains endroits. Dans les Alpes, notamment la Savoie, l'alerte rouge est maintenue à cause des risques d’avalanches jusqu'à jeudi soir.
Cette tempête, qui illustre la puissance des phénomènes climatiques, a profondément marqué les esprits et souligne l'importance de la préparation face à des événements extrêmes.







