La polémique enfle autour de Sciences Po. Depuis la mort tragique de Quentin Deranque, brutalement agressé par des membres de la Jeune Garde lors d’un événement organisé à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon, les débats sur la politisation de ces établissements scolaires se sont intensifiés. Deux professeurs de Sciences Po Paris, cités par Le Figaro, ont en effet suscité la controverse en insinuant que Quentin et ses amis auraient « cherché ce qui leur est arrivé ».
Les propos controversés ont émergé dans un groupe WhatsApp réunissant 250 enseignants de l'IEP, intitulé « Débats Privés Enseignants ScPo ». Un professeur de sport a même qualifié Quentin de « militant nationaliste », tandis qu'un autre a minimisé la violence subie, affirmant : « Ces nazillons ont récolté ce qu’ils cherchaient ». Ces commentaires ont provoqué un véritable débat parmi les enseignants, témoignant d'une division croissante au sein de l'établissement.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. L'ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a dénoncé ces propos, les qualifiant d'« indéfendables » et a accusé ces professeurs de faire de Sciences Po un « laboratoire idéologique de l’extrême gauche ». Une critique partagée par bien d'autres, qui s'interrogent sur l’enseignement et l'éthique au sein de cette institution prestigieuse.
Contactée par des médias, la direction de Sciences Po a précisé qu'elle n'avait pas connaissance de ces échanges et qu'elle ne gérait pas le groupe WhatsApp en question. Pendant ce temps, le débat public s'intensifie, témoignage d'une situation où tensions politiques et idéologiques se mêlent tragiquement.







