L'essentiel
Aux côtés d'une équipe technique et du producteur de l'émission "Jour du seigneur", Stéphanie Gugny s'assure que la liturgie est impeccable. En charge de la scénarisation de la messe retransmise, elle occupe un poste très rare en France. Ce dimanche 22 février, Pamiers vivra pour la première fois cet événement suivi par 700 000 fidèles, à l'église Notre-Dame du Camp.
Il existe des métiers en voie de disparition, d'autres en plein essor. Et puis il y a le travail de Stéphanie Gugny, un rôle unique en France : chargée de liturgie. Chaque année, elle contribue à la diffusion hebdomadaire de l'émission "Jour du seigneur", qui attire 700 000 "téléfidèles" sur France 2. "C'est un métier dont on entend parler par hasard. Nous ne sommes que trois à l'exercer dans le pays. Nous appliquons et apprenons les spécificités de la messe télévisée sur le terrain", partage-t-elle, illuminée par la perspective de cette première messe télévisée dans sa région.
Un travail de mise en scène de l’ordinaire
Dans ce rôle, Stéphanie n'agit jamais seule. Elle arpentent le pays, chaque nouvel événement étant une occasion de rencontrer des paroissiens avec lesquels elle collabore. "Cela reste une messe ordinaire, mais je suis le lien entre les spectateurs et cette célébration", explique-t-elle. Le premier rendez-vous de préparation a eu lieu début janvier. "À chaque fois, nous préparons la messe en fonction de ce que nous voulons y vivre, puis nous voyons comment la mettre en image", détaille-t-elle.
Aux côtés de Stéphanie, le réalisateur David Montagne élabore une approche unique, apprenant chaque étape. "L'objectif n'est pas de transformer la messe pour la télévision, mais d'apporter cette cérémonie au cœur des foyers". Cette communion avec le public est essentielle, assure-t-il.
Un moment spécial pour la première de Pamiers
Pour sa première messe télévisée, Pamiers prévoit une mise en scène théâtrale. "Nous célébrons le premier dimanche du carême, avec une entrée en catéchuménat. Cette démarche est marquée par un rituel où des futurs baptisés frappent à la porte de l'église pour entrer, suivi d'un dialogue poignant avec le prêtre", détaille Stéphanie.
La répétition à Pamiers a eu lieu pour préparer les participants. "Nous nous effaçons pour qu'ils oublient la présence des caméras", observe David. Le rôle de Stéphanie est également de les rassurer pour réduire le stress lié à cette visibilité. Ce dimanche 22 février sera un moment de partage pour tout un pays, avec un reportage diffusé avant la messe. Si tout se passe bien, environ 700 000 personnes suivront l'événement depuis chez elles, émerveillées par la beauté de cette agape spirituelle, malgré le défi du décalage horaire causé par les jeux d'hiver.







