Roméo Adorni, maire de la petite commune d'Olmiccia en Corse-du-Sud, a remis sa démission à la préfecture le 25 février 2026, après l'incendie de son véhicule survenu dans la nuit du 8 au 9 février. À la surprise générale, cet acte de vandalisme est venu appuyer un contexte déjà tendu à l'approche des élections municipales, où plusieurs de ses collègues élus ont également choisi de quitter leurs fonctions, rapporte Corse-Matin.
Dans sa lettre de démission, Adorni a exprimé son désarroi face à un « climat particulièrement délétère ». Il a indiqué qu'il n'était plus en mesure de travailler sereinement, ajoutant que l'engagement public devrait être respecté et sécurisé. L’élu, après deux mandats, avait déjà décidé de ne pas se représenter avant cet événement tragique.
Cette démission s'inscrit dans un contexte électoral très particulier, avec le premier tour des élections municipales prévu pour le 15 mars 2026. Le maire espère que sa décision provoquera un « électrochoc » positif, permettant de rétablir un climat de respect et de sécurité, notamment pour les futurs candidats à la mairie. À noter que cette situation n’est pas isolée : cinq autres membres du conseil municipal ont suivi son exemple en quittant leurs postes.
Un délai pour répondre à cette démission
La préfecture dispose d’un délai de deux mois pour traiter cette démission, et Roméo Adorni pourrait même être amené à organiser les prochaines élections si la situation l'exige. Un échange a eu lieu entre le maire et le préfet, créant un flou sur la suite des événements.
Plusieurs soutiens
Le maire a reçu de nombreux messages de solidarité. Ange Cesari, le candidat unique à sa succession, a qualifié l’incendie de « déplorable », tout en précisant qu'il ne pouvait pas établir de lien direct avec la campagne électorale. Le Parti nationaliste corse a également manifesté son soutien, qualifiant l'incendie d '« intolérable » et d’atteinte à la démocratie locale.
Dans un climat où la sérénité démocratique est mise à mal, le député Paul-André Colombani a déclaré sur les réseaux sociaux qu’« un élu ne devrait jamais être contraint à démissionner à cause de menaces ». Ces événements soulèvent des interrogations profondes sur le respect et la sécurité dans les structures politiques locales.







