Stéphane Sbraggia, le maire sortant et tête de liste de "Forza Aiacciu", a rassemblé plus de 1.000 personnes dans le théâtre l'Empire lors d'un meeting marquant. Ce dernier événement de campagne a eu lieu seulement deux jours avant le coup d'envoi des élections municipales et a été perçu comme une démonstration de force face à ses concurrents, dont Jean-Paul Carrolaggi, qui tenait lui aussi un meeting voisin au Palais des Congrès d'Ajaccio.
Alors que le climat politique s'intensifie à l'approche du scrutin, le meeting a servi de plateforme pour exprimer un message de confiance et de mobilisation. Alexandre Farina, premier adjoint et troisième sur la liste, a vivement critiqué les adversaires nationalistes, déclarant : "Ce sont des conseillers de l'assemblée de Corse qui ne défendent pas Ajaccio. Ils préfèrent voter des motions pour des causes lointaines." Selon lui, ces opposants incarnent un passé révolu et inefficace.
Son collègue, Laurent Marcangeli, ancien maire et député actuel, a également pris la parole, évoquant les succès de la majorité sortante : "Si je n'avais pas mis la vitesse supérieure, nous n'aurions pas eu la citadelle ". Ce commentaire visait précisément François Filoni, candidat du Rassemblement national "Gagner pour Ajaccio".
Stéphane Sbraggia a quant à lui accusé la Collectivité de Corse de freiner plusieurs projets cruciaux pour la ville, en soulignant que "la capitale régionale est souvent négligée dans le soutien financier". Toutefois, il a rassuré ses partisans : "Cela ne nous a pas empêchés d'avancer".
Cette soirée a témoigné d'une majorité sortante confiante, déterminée à encaisser un succès dès le premier tour du scrutin, qui pourrait marquer un tournant significatif pour Ajaccio en retentissant dans les mémoires.







