Au CHU d'Amiens, la néonatologie innove en intégrant la musicothérapie pour accompagner les bébés nés prématurément. Cette méthode, encore sous étude, met en avant les facultés impressionnantes du cerveau humain dès le troisième trimestre de grossesse.
En ce mois de mars, une douzaine de nourrissons se reposent dans des couveuses, bercés par les sons des appareils médicaux et les voix du personnel soignant. Plusieurs fois par semaine, ils sont accueillis par Stéphanie Lefèbre, musicothérapeute, qui utilise la musique pour stimuler leurs sens. "Quand les bébés sont en peau à peau avec les parents, ce sont eux qui commentent les réactions de ces derniers. Ils me confient : 'Lorsque vous changez d'intensité, il réagit'. Cela montre que ces petits sont attentifs à leur environnement", explique la spécialiste.
Les bienfaits potentiels de cette approche, soutenus par des études, suscitent l'intérêt des professionnels de santé. Le professeur Olivier Baud, expert en néonatologie, souligne que le véritable défi consiste à offrir aux bébés prématurés une existence aussi enrichissante que possible. Selon une étude publiée dans France Info, des approches innovantes comme la musicothérapie peuvent jouer un rôle crucial, en promouvant le bien-être émotionnel et le développement cognitif des nourrissons.
En parallèle, d'autres experts de la santé infantile soutiennent cette initiative, affirmant que chaque interaction musicale pourrait renforcer le lien parent-enfant tout en stimulant le développement intellectuel précoce. Selon le docteur Géraldine Roy, pédopsychiatre, "la musique a cette capacité unique d'activer des mécanismes neurologiques chez les bébés, leur offrant des stimuli sensoriels essentiels".
Alors que le domaine de la musicothérapie continue d'évoluer, ces séances au CHU d'Amiens peuvent marquer le début d'une nouvelle ère pour la prise en charge des bébés prématurés. Les résultats préliminaires laissent présager une amélioration significative de leur bien-être, offrant ainsi de l'espoir aux familles et aux professionnels du secteur.







