D'après le ministère de l'Éducation nationale, 9,68 % des enseignants ont suivi l'appel à la grève lancé par divers syndicats ce mardi, avec des revendications claires, notamment en faveur d'une hausse des salaires.
En détail, le ministère rapporte que 13,2 % des enseignants du premier degré, comprenant les écoles maternelles et élémentaires, se sont mobilisés, alors que dans le second degré, ce taux est de 7,18 % (9,7 % dans les collèges, 4,94 % dans les lycées généraux et technologiques, et 3,5 % dans les lycées professionnels). Cette grève s'oppose à la fermeture de classes et aux 4 000 suppressions de postes d'enseignants qui sont prévues pour la prochaine rentrée.
Des manifestations dans de nombreuses villes
Les enseignants grévistes s'unissent sous l'encadrement d'une intersyndicale de l'Éducation nationale, qui exige également une revalorisation des salaires. Des manifestations sont organisées dans plusieurs villes de France. À Paris, un cortège partira à 14 heures du Luxembourg en direction du ministère de l'Éducation nationale.
Les syndicats critiquent une stratégie budgétaire jugée « à court-termisme », qui ne fait qu'aggraver un service public d'éducation déjà affaibli. Au total, on prévoit 4 000 suppressions de postes pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second.
L'académie de Lille sera la plus touchée, avec 245 postes supprimés dans le primaire et 167 dans le secondaire. Comme l'a souligné le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, lors d'une conférence à Lyon : « On fait face à une chute démographique historique, avec près d'un million d'élèves perdus dans le premier degré entre 2019 et 2029 sur 6,5 millions ». Il a affirmé que le gouvernement fait tout pour minimiser les répercussions de ces suppressions.







