L'administration française vient d'annoncer que l'outil d'intelligence artificielle (IA) générative, connu sous le nom d'Albert, ne sera pas mis en œuvre dans sa version actuelle. Après plusieurs mois d'expérimentation au sein de 48 maisons France Services, cet assistant destiné à aider les citoyens dans leurs démarches administratives courantes a rencontré des critiques persistantes. La Direction interministérielle du numérique (Dinum) a précisé que malgré l'abandon de cette version, le projet Albert ne tire pas sa révérence.
Conçu par des experts de l'administration, Albert visait à fournir aux agents des réponses fiables, s'appuyant sur une base de données robuste. Cependant, de nombreux retours d'expériences ont souligné des dysfonctionnements techniques et des inexactitudes dans les réponses fournies, ce qui a compliqué son déploiement. Des organisations syndicales, telles que la CGT et la CFDT, ont fait entendre leur voix sur ces faiblesses, ajoutant une pression sur le gouvernement pour réévaluer le dispositif.
Alors que l'administration espérait une généralisation d'Albert d'ici 2025, des voix critiques et des retards technique ont freiné cette ambition. La Dinum rassure cependant sur l'avenir du projet : "La majorité des initiatives regroupées sous la marque Albert continuent à être développées et beaucoup sont déjà opérationnelles," a affirmé un porte-parole de l'institution.
Parmi ces projets, le "projet Albert Conversation" évolue vers une version améliorée, baptisée Assistant IA, intégrant des modèles avancés. Ce nouvel agent conversationnel, qui sera testé auprès de 10 000 agents publics jusqu'en 2026, devrait simplifier la gestion de certaines procédures administratives, ainsi que soutenir les enseignants-chercheurs dans leurs démarches d'appels à projets. Comme le rappelle L'Express, cette direction semble présager d'un virage vers la modernisation des services publics.
Un rapport final sur l'expérimentation d'Albert est attendu pour l'été 2026, évaluant à la fois les résultats et les coûts associés à une éventuelle généralisation. Pendant ce temps, la Dinum se concentre déjà sur le développement d'un nouvel outil d'IA, spécifiquement adapté aux maisons France Services, soulignant que le budget alloué au projet Albert ne représente qu'une infime partie des 1,2 million d'euros dédiés à l'IA depuis 2024.
En définitive, bien qu'Albert tel qu'il a été imaginé ne soit pas destiné à poursuivre son chemin, les ambitions du gouvernement en matière d'intelligence artificielle et d'innovation restent toujours bien présentes. La réaction de l'opinion publique ainsi que des professionnels du secteur sera cruciale dans les mois à venir.







