Le premier jour du procès des ports de Menton a été marqué par des accusations fracassantes. Mathieu Messina, ancien adjoint et président de la SPL des ports de Menton, a maintenu ses allégations contre le maire Yves Juhel, affirmant assumer les détournements de fonds publics dont il se rend complice.
Des aveux avant de contre-attaquer
Messina ne cache pas sa culpabilité concernant des factures douteuses. "C'était en quelque sorte mon salaire", a-t-il déclaré, reconnaissant avoir utilisé de fausses factures pour justifier des dépenses. "Oui, j'ai détourné cet argent, j'ai fait des acquisitions excessives. Mon excuse est que je n'avais pas de salaire", a-t-il ajouté, expliquant qu'une politique interne stipulait qu'il n'y avait pas de rémunération, mais uniquement le remboursement de frais.
Le détournement total est évalué à 870 000 euros, englobant des dépenses extravagantes.
Messina conteste une partie des accusations
Mathieu Messina a également précisé que certains montants étaient discutables, comme "les frais de champagne ou des frais pour une société de communication". Il ne reconnaît pas 240 000 euros sur les 870 000 en litige.
Concernant le financement d'une campagne électorale de Juhel, Messina a admis sa responsabilité, affirmant avoir été impliqué dans des actes frauduleux que Juhel n'a jamais reconnus.
Les accusations pleuvent
Rappelant son parcours, Messina a déclaré : "J'étais directeur de campagne. Juhel m'a donné les pleins pouvoirs, et j'ai agi sur ses instructions". Il a raconté avoir été pris dans un système où le pouvoir était si séduisant qu'il en a perdu le contrôle.
Yves Juhel, de son côté, a complètement nié les allégations, affirmant qu'il faisait confiance à ses anciens collaborateurs : "Les comptes de campagne ont été validés", a-t-il déclaré, se distanciant des actions menées.







