Le président du club de rugby de Bayeux écroué pour possession de fichiers pédopornographiques
Moins de 48 heures après son arrestation, le président du club de rugby de Bayeux (Calvados) a été jugé en comparution immédiate le 18 mars 2026, reconnu coupable de détention, enregistrement et transmission de fichiers pédopornographiques. Il a écopé d'une peine de six mois de prison ferme.
L'individu, âgé de 60 ans, a été interpellé suite à des signalements émis par la plateforme Pharos, spécialisée dans la détection de contenus illicites en ligne. Après 48 heures de garde à vue, il a été conduit devant le tribunal judiciaire de Caen, où il a reçu une peine de deux ans d'emprisonnement, dont six mois fermes, assortis d'un mandat de dépôt immédiat.
Les enquêteurs ont déterminé, lors de l'audience, que plusieurs téléchargements suspects avaient été effectués ces derniers mois. La plateforme Pharos avait repéré des connexions suspectes en octobre, novembre et février. Grâce à l'analyse de deux adresses emails, les gendarmes ont pu perquisitionner le domicile de cet homme, où ils ont découvert 355 fichiers sur ses deux ordinateurs, un téléphone et une tablette, tous chargés de « photos et vidéos d’enfants prépubères dans des positions sexuelles humiliantes », selon les déclarations du juge.
Durant la garde à vue et l’audience, le prévenu a reconnu la totalité des accusations. Selon ses propres dires, il vivait seul depuis sa séparation en 2019 et « téléchargeait » des fichiers sur des sites de discussion, notamment l’ancien site coco.fr et le désormais fermé bounty.fr. Le tribunal a également pris note de ses tentatives de rencontres avec des jeunes, bien que celles-ci n'aient pas abouti.
Lors de l’audience, l'accusé a exprimé ses regrets : « C’est une erreur, j’aurais pas dû faire ça… Je suis un gros connard. » Malheureusement, ces paroles ne semblent pas suffire aux yeux de la justice. La procureure a demandé une peine plus sévère, évoquant un « risque de passage à l'acte » sur la base des fantasmes qu'il confiait à son entourage.
Finalement, le tribunal a statué en faveur d'une peine lourde, compte tenu de la gravité des faits et des répercussions sur la victime potentielle de ses actes. En plus de sa peine de prison, le prévenu est soumis à une obligation de soin et se voit interdit d'exercer toute activité en contact avec des mineurs.
La situation a provoqué une onde de choc au sein de la communauté. Bien que le maire de Bayeux, Arnaud Tanquerel, ait refusé de commenter, le Bayeux Rugby Club prévoit de faire une déclaration officielle dans les jours à venir.







