La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s'est exprimée avec vigueur le 10 avril, qualifiant le mouvement des députés macronistes d'"passage en force", qui, selon elle, aura des repercussions significatives. Les députés ont proposé un rejet précipité de leur propre projet de loi permettant aux salariés de travailler lors de la fête du Travail, afin d'éviter une obstruction de l'opposition de gauche.
"C'est une manœuvre pour éviter tout débat sérieux et faire passer la loi directement en commission mixte paritaire. Ce genre de tactique est récurrent et témoigne d'un mépris envers le monde du travail," a déclaré Binet devant une foule de manifestants devant l'Assemblée nationale. Les manifestants se sont regroupés pour dénoncer le texte qui autorise le travail le 1er mai dans certains secteurs commerciaux et culturels.
Des membres du centre et de la droite tentent de faire avancer cette mesure, tandis que la gauche et les syndicats s'opposent fermement à cette initiative. La possibilité pour certains commerces d'employer des salariés le 1er mai, jour de la fête internationale des travailleurs, doit être discutée à l'Assemblée nationale après avoir été adoptée au Sénat durant l'été précédent.
Gabriel Attal, "Pinocchio sans nez"
Pour appuyer cette proposition, l'ancien Premier ministre et aspirant présidentiel Gabriel Attal a publié une pétition en ligne et une vidéo sur ses réseaux sociaux, présentant des arguments controversés. Dans l'une de ses interventions, il a déclaré que les boulangers et fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir le 1er mai, ce qui a soulevé un tollé. "Pinocchio le retour, semble-t-il que Gabriel Attal se trouve vraiment dans une impasse!", a tweeté Sophie Binet, en qualifiant ses propos de mensonges répétés.
Il est vrai que le Code du Travail stipule que le 1er mai est un jour chômé, toutefois, il permet à des artisans comme les boulangers ou les fleuristes d'ouvrir, mais uniquement s'ils sont accompagnés de membres de leur famille non-salariés. En cas de non-respect, ils peuvent encourir une amende de 750 euros par salarié impliqué, ou 1.500 euros si le salarié est mineur.







