Les forces israéliennes ont récemment admis avoir causé des dommages à un « bâtiment religieux » dans le sud du Liban. Une association catholique française, L’Œuvre d’Orient, a dénoncé un « acte volontaire » ciblant un couvent.
Selon un communiqué de l'armée israélienne, publiée samedi, des agents opérant à Yaroun ont endommagé une structure sur un site religieux, alors qu'ils étaient engagés dans le démantèlement d'une prétendue « infrastructure terroriste » dans le secteur.
Le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l’armée, a précisé que lors des opérations, une maison sur le site religieux avait été touchée sans signes indiquant qu'il s'agissait d'un bâtiment sacré. Il a assuré que dès que des éléments distinctifs d'un bâtiment religieux ont été identifiés, des mesures ont été prises pour limiter les dommages.
Destruction et inquiétudes croissantes
La radio nationale libanaise a rapporté que des destructions s'étaient produites à Yaroun, touchant non seulement le couvent, mais également une école, des maisons et des commerces. Avichay Adraee a justifié la présence militaire dans la région en évoquant des tirs de roquettes vers Israël, attribués au Hezbollah.
L’Œuvre d’Orient a réagi dans un communiqué, affirmant que l'armée israélienne avait « détruit » un couvent appartenant aux sœurs Salvatoriennes, un ordre religieux soutenu par l’association. Ce dernier a qualifié l'incident d'« acte délibéré de destruction d'un lieu de culte », ajoutant que cela faisait partie d'une stratégie de démolition des habitations dans le sud du Liban, entravant le retour des populations civiles.
Réaction des autorités israéliennes
En revanche, le ministère israélien des Affaires étrangères a nié que le bâtiment, décrit comme un « monastère », ait été « détruit », appuyant ses dires par une photo d'une maison à deux étages. Cet incident fait suite à la condamnation de deux soldats israéliens à un mois de prison pour avoir vandalisé une statue de Jésus-Christ dans un autre village du sud libanais.
Les tensions demeurent vives dans la région, avec des attaques continues du Hezbollah contre des cibles israéliennes, malgré l'application d'un cessez-le-feu en avril visant à mettre fin à des semaines de conflits violents. Les forces israéliennes maintiennent une présence active dans les 10 km de zone le long de la frontière, où elles poursuivent des opérations de démolition.







