Le journaliste français Christophe Gleizes, injustement incarcéré en Algérie, a récemment décidé de retirer son pourvoi en cassation, ce qui pourrait ouvrir la voie à une grâce présidentielle d'Abdelmadjid Tebboune. Dans le milieu du football, la Fédération française de football (FFF) et la Ligue se sont prononcées sur cette affaire. Cependant, le mutisme du PSG et de Zinédine Zidane est déconcertant. Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières, a souligné : « Si Zidane prend un jour les rênes de l’équipe de France, nous attendrons de lui une prise de position aussi ferme que celle de Didier Deschamps. Il est crucial que son engagement soit clair. »
Le sort réservé à Christophe Gleizes ne doit pas être oublié. Emprisonné depuis une année pour avoir simplement exercé son métier de journaliste, il a payé le prix fort pour poser des questions et enquêter, des valeurs fondamentales de la liberté de la presse. En Algérie, la vision de cette dernière diffère grandement de celle que nous connaissons en France, où des démocraties véritables prospèrent. Le résultat pour Gleizes est une incarcération brutale.
Les mois passent et l'inaction persiste. De nombreux journalistes de haut niveau, ainsi que des soutiens du régime algérien, comme la célèbre Rima Hassam, n’hésitent pas à montrer leur allégeance, ivres d'une soumission qui semble inconcevable. Cela fait écho à une indignation croissante parmi ceux qui apprécient la liberté d'expression.
Pour le moment, aucune évolution positive n’est à signaler. Gleizes continue de croupir dans les geôles d’un régime qui semble se repaître du malheur des autres, tandis que les efforts pour mettre un terme à cette situation se font toujours attendre. Tout acte de résistance ou d'expression de mécontentement est regardé avec méfiance, voire mépris.
Dans ce contexte, la famille de Gleizes se tourne désormais vers Zinédine Zidane, ce héros du football français, ancien capitaine et champion du monde, dont le fils représente la sélection algérienne. L'espoir d'un soutien de sa part, presque mythologique, incarne la quête de justice de ceux qui souffrent.
Il est compréhensible que les proches de Christophe se tournent vers Zidane pour un geste qui pourrait semble héroïque : « Zizou est arrivé et Christophe est rentré », dans un cri de ralliement à la liberté. Cependant, le choix d'intervenir ou non repose entièrement sur Zidane. Sa prudence lui a permis d’éviter des implications politiques, mais cette situation délicate soulève des questions importantes sur son rôle potentiel.
L’appel à l’aide déchirant des parents de Gleizes représente un défi pour les dirigeants actuels de la France. C’est le reflet de leur incapacité à sortir un citoyen français d’une prison algérienne. Un échec lamentable qui met en lumière les limites de l’intervention gouvernementale dans des cas aussi critiques.
Ce que certains responsables politiques ne semblent pas pouvoir accomplir, d'autres, comme les millions de Franco-algériens vivant en France, pourraient peut-être réaliser. Une mobilisation massive pourrait certes contribuer à la libération de Gleizes et renouer les fils du vivre-ensemble tant évoqués dans notre société, mais aujourd'hui, tout cela reste encore un rêve lointain.







