La situation en République Démocratique du Congo est alarmante alors que l'épidémie d'Ebola refait surface, exacerbée par des restrictions sévères sur l'aide internationale. L’assistance humanitaire américaine a chuté de 881 millions à seulement 115 millions de dollars, un changement significatif attribué à la politique de l’ancien président Donald Trump.
« Nous mettons du temps à intervenir. » C’est dans ce contexte que se trouvent les équipes d'Oxfam dans le nord-est du pays. Manenji Mangundu, directeur de l'ONG, souligne que les interventions n'ont commencé qu'une semaine après la détection de l'épidémie le 15 mai. Avec plus de 1 000 cas suspects déjà signalés, allant de l'épicentre à Ituri jusqu’à l’Ouganda voisin, au moins 220 décès ont été attribués à cette maladie virale. « Si nous avions les financements nécessaires, nous aurions pu atteindre les provinces touchées en 72 heures, » regrette-t-il.
« Cela a un impact considérable sur la manière dont nous répondons à cette épidémie. Nous devons d'abord trouver des ressources, et ce temps d'attente coûte des vies. »
Manenji Mangundu, directeur d'Oxfam en RDCà franceinfo
Des solutions sont urgentes afin de mobiliser des fonds supplémentaires et permettre une réponse plus rapide et efficace à cette crise de santé publique. Les experts s'accordent à dire que chaque jour de retard entraîne des conséquences tragiques pour les communautés affectées.







