Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, n’a pas hésité à qualifier Xenia Fedorova d’« propagandiste patentée » lors d’une interview accordée à France Inter le 29 mai dernier. Ancienne directrice de RT, une chaîne d’information financée par l’État russe et désormais interdite dans l’Union européenne, Fedorova est souvent vue comme un porte-voix des idées du Kremlin.
Elle est devenue une figure emblématique du groupe Bolloré, participant fréquemment aux programmes de CNews, ce qui suscite des préoccupations quant à l’intégrité de l’information diffusée. Avec une carrière passée au sein d'un média aux forts liens avec le gouvernement russe, Fedorova attire les critiques sur son rôle dans la propagation de la désinformation.
Des experts et observateurs des médias, tels que ceux de France Info, soulignent l’importance de vigilance dans le paysage médiatique actuel, où la frontière entre information et propagande est parfois floue. Le débat autour de la place de personnalités comme Fedorova dans le débat public est d’autant plus pertinent à l’heure où la confiance dans les médias est mise à mal.
Alors que les tensions géopolitiques persistent, la responsabilité des journalistes et des animatrices est plus que jamais d’actualité, rendant les remarques de Barrot sur Fedorova d’une grande portée.







