La vigilance orange canicule a été levée, ce vendredi 29 mai 2026, pour trois départements de l'Ouest : Morbihan, Ille-et-Vilaine et Mayenne. Cependant, un épisode caniculaire encore actif touche d'autres régions.
La France subit une vague de fortes chaleurs depuis plusieurs jours, dont les effets commencent à se faire sentir dans le Nord-Ouest, où trois départements sont maintenant en vigilance jaune.
Onze départements, incluant les Deux-Sèvres, ainsi que la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Vendée, la Charente-Maritime, la Charente, la Gironde, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, demeurent en vigilance orange.
Les fortes chaleurs impliquent des adaptations de la part des entreprises et des administrations. À Rezé, en Loire-Atlantique, le proviseur de deux lycées a décidé de déplacer les cours de l'après-midi en distanciel jusqu'à vendredi, en vue de garantir « la sécurité des personnes ».
Fin de l’épisode dimanche
« Samedi, la canicule continuera de régresser à l'Ouest, bien que des températures élevées persisteront du Centre au Nord-Est et dans la vallée du Rhône », a mentionné Météo France. Dimanche, seules les régions méditerranéennes devraient être impactées. Ce phénomène, survenant exceptionnellement tard dans le mois, a déjà propulsé les températures à des niveaux records (24,9°C).
Météo France anticipe 20°C à Brest, 31°C à Rennes et 23°C à Biarritz. En Languedoc-Roussillon, les températures diminueront également : 29°C à Montpellier et 32°C à Perpignan.
Cependant, le thermomètre continuera de grimper ailleurs, notamment à Paris, où des pics de 34-35°C sont prévus.
Pollution
Le mercure a dépassé les 37,8°C à Angoulême-La Couronne et 37,6°C à Narbonne, un record pour mai, selon Météo France. « Cette chaleur n'avait jamais été observée à cette période », a-t-elle déclaré. La chaleur s’accompagne également d'une dégradation de la qualité de l’air, causant des épisodes de pollution dans plusieurs régions.
Ces événements extrêmes sont exacerbés par les effets du changement climatique, indiquant une fréquence accrue de telles vagues de chaleur, et des prévisions annoncent un réchauffement de 2,7°C en France d’ici 2050.
« Plan d’endurance »
Critiqué pour son impréparation face à cette situation, le gouvernement a réuni les acteurs concernés pour établir un « plan d'endurance » pour l'été, portant sur les nappes phréatiques, l'accueil du public et les risques d'incendie. Sébastien Lecornu a souligné que les collectivités locales devaient également prendre leurs responsabilités concernant les infrastructures scolaires.
La communauté agricole, en particulier, ressent une grande inquiétude. Nadège Poumaere, éleveuse à Sercus, se prépare à un manque à gagner considérable, car ses vaches produisent moins de lait en raison des conditions extrêmes : « Pour elles, c’est comme s'il faisait 45°C », a-t-elle expliqué, tout en utilisant divers moyens pour rafraîchir ses animaux.
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