Le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué une potentielle saisine de la justice française, qualifiant de «odieux» le traitement des militants de la flottille pour Gaza par le gouvernement israélien. Cette réaction fait suite à la diffusion d’une vidéo la montrant sous un jour défavorable, suscitant un tollé international.
Les avocates représentant les membres français de cette flottille, victimes de traitements inhumains lors de leur détention par les autorités israéliennes, ont fustigé cette déclaration, la qualifiant de «simulacre de condamnation». Elles ont par ailleurs refusé de rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour discuter de la situation, exprimant leur détermination à ne pas se laisser berner par des effets d’annonce.
Dans leur communiqué, les avocates ont déclaré : «Nous savons que nous n'avons rien à attendre de ce simulacre de condamnation. Comment le gouvernement français pourrait-il se prétendre défenseur des droits des membres de la flottille alors qu'il soutient Israël depuis le début du génocide ?» Ces propos soulignent le ressentiment croissant envers une France perçue comme hésitante dans sa posture face aux violations des droits humains.
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé que la France interdirait l'entrée sur son territoire au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Cela fait suite à des images fortes montrant des militants de la flottille, agenouillés et mains liées, après avoir été interceptés en mer et détenus au sud d'Israël.
Les avocates ont également annoncé leur intention de porter plainte pour les violences subies par les membres de la flottille, y compris les humiliations, les violences sexuelles et d'autres actes torturants dénoncés. Le 14 mai, cinquante navires avaient quitté la Turquie avec l'espoir de briser le blocus israélien sur la bande de Gaza, qui endure des conditions désastreuses après deux ans de conflits. Les autorités israéliennes ont rapporté l'interpellation de 430 militants, dont 37 Français, tous expulsés par la suite.







