Le bilan tragique du double séisme ayant frappé le nord du Venezuela ne cesse d'évoluer vers le pire. Alors que l'aide internationale arrive de tous les horizons, la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, fait face à de vives critiques concernant la gestion de cette catastrophe.
Le Venezuela lutte pour retrouver des survivants après les séismes, d'une magnitude de 7,2 et 7,5, survenus le 24 juin dernier. D'après Jorge Rodriguez, président de l'Assemblée nationale, le nombre de décès atteint désormais 1 450, avec plus de 3 100 blessés et près de 50 000 personnes portées disparues. Les Nations unies estiment que plus de sept millions d'habitants sont touchés par cette tragédie, dont plus de 1,8 million d'individus nécessitent une aide humanitaire, y compris environ 680 000 enfants, représentant un véritable drame humanitaire.
Une solidarité internationale
Les dégâts sont particulièrement sévères dans l'État côtier de La Guaira, épicentre de la tragédie, notamment dans les villes de Caraballeda, Catia La Mar et Maiquetia. Les quartiers de Caracas comme San Bernardino, Chacao et Baruta ont également subi des pertes importantes avec des immeubles effondrés. Au total, 770 structures ont été endommagées, dont 190 complètement détruites. Malgré la fin de la période critique de 72 heures, les opérations de sauvetage se poursuivent avec, heureusement, encore des survivants retrouvés. Cependant, le focus se déplace de plus en plus vers la recherche des corps des disparus.
Dans ce contexte catastrophique, la solidarité internationale s'est mise en marche rapidement. Plus de 27 pays ont mobilisé des ressources d'urgence. Les autorités vénézuéliennes rapportent la présence de 2 700 secouristes, 86 équipes cynophiles et 520 tonnes de matériel sur place. Les États-Unis, qui ont été des alliés depuis les événements de janvier, ont dépêché plusieurs centaines de militaires et divers moyens aériens pour faciliter l'acheminement de l'aide via l'aéroport de Maiquetia et le port de La Guaira. Des équipes de secours de France, de Belgique, du Brésil et même du Qatar sont venues prêter main forte.
De plus, l'Union européenne a débloqué cinq millions d'euros d'aide d'urgence et activé son dispositif satellitaire Copernicus pour cartographier les zones touchées. Le pape Léo XIV a également exprimé sa solidarité avec les Vénézuéliens, témoignant ainsi de la portée mondiale de cet appel à l'aide.







