Les tensions montent autour du Groenland suite aux déclarations du président américain, Donald Trump, qui a remis en question la souveraineté de l’île arctique. Les réactions ne se sont pas fait attendre, et la communauté internationale, notamment l’Europe, a rapidement exprimé son soutien au Danemark.
Le premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielsen, a réagi vigoureusement aux provocations présidentielles, déclarant : « Ça suffit maintenant ». Dans un message sur Facebook, il a ajouté : « Plus de pression. Plus de sous-entendus. Nous sommes ouverts au dialogue, mais cela doit se faire dans le respect du droit international ».
Trump, récemment interrogé sur la nécessité de prendre le contrôle du Groenland, a réaffirmé que l’île était d'une importance stratégique pour la sécurité nationale des États-Unis. « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité », a-t-il insisté, avant de promettre de « s’en occuper dans environ deux mois ». Ces déclarations n'ont pas manqué de susciter l'indignation en Europe.
La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a qualifié ces propos d’« absurdes » et a insisté sur le fait que les questions de souveraineté ne devraient pas être traitées par la menace. « Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique », a-t-elle déclaré, se positionnant fermement en faveur du Groenland.
Les réactions internationales se sont multipliées, le porte-parole de la diplomatie française affirmant qu’« il ne peut y avoir de modification des frontières par la force ». Les dirigeants des pays nordiques, de la Suède à la Norvège en passant par la Finlande, ont exprimé des messages de solidarité. « Personne ne décide pour le Groenland et le Danemark, sauf eux-mêmes », a tweeté le président finlandais Alexander Stubb.
Le Groenland, vaste territoire arctique peuplé d'environ 57 000 habitants et autonome sous la juridiction danoise, possède d'importantes ressources qui attirent particulièrement l'attention des grandes puissances, notamment en raison de son emplacement stratégique. Les États-Unis ont déjà une présence militaire sur l'île, à travers une base aérienne, un héritage de la guerre froide, où Moscou et Pékin voient une menace croissante.
Dans un communiqué publié par le ministère chinois des Affaires étrangères, Pékin a mis en garde les États-Unis contre l'utilisation de la « menace chinoise » comme justification pour des ambitions coloniales au Groenland. Cette position reflète le contexte géopolitique complexe qui entoure l’île, accentué par les rivalités entre grandes puissances.
En somme, les menaces de Trump ont relancé le débat sur la souveraineté du Groenland, une question qui divise non seulement le Danemark et les États-Unis, mais qui implique également des acteurs internationaux. Dans ce contexte, la réponse rapide et unie de l'Europe pourrait marquer un tournant dans la dynamique géopolitique de la région. La voix des Groenlandais, qui se sont opposés massivement à une éventuelle vente de leur territoire, reste déterminante, comme l'a souligné un récent sondage où 85 % d’entre eux se sont prononcés contre cette idée. À mesure que la situation évolue, il sera crucial de suivre les développements pour comprendre l'avenir de cette île unique.







