Alors que Donald Trump a récemment critiqué les efforts du Danemark pour sécuriser le Groenland, affirmant qu'il faudrait annexer ce territoire pour des raisons stratégiques, une initiative locale prend forme. Actuellement, le Groenland est protégé par une unité militaire danoise de seulement douze soldats, faisant craindre à certains experts en stratégie militaire une vulnérabilité croissante.
Pour pallier ce manque de moyens, six patrouilles utilisant des traîneaux à chiens ont été mises en place. Ces patrouilles, non seulement emblématiques, assurent une surveillance continue des vastes étendues isolées de l'île. Un responsable militaire au Greenland Institute of Natural Resources souligne que « ces patrouilles sont cruciales non seulement pour la sécurité, mais aussi pour maintenir le contact avec les populations locales et préserver les traditions inuit ». Dans le contexte actuel de tensions géopolitiques, ces efforts prennent une importance nouvelle.
Les relations Danoises et Américaines sont mises à mal. La moquerie de Trump sur le renforcement des mesures avec des traîneaux à chiens a été perçue comme une insulte par certains, mais elle met en lumière un aspect souvent sous-estimé de la sécurité nordique. Récemment, le gouvernement danois a annoncé des investissements supplémentaires dans l'infrastructure de défense, mais pour de nombreux observateurs, cela ne suffira pas face aux défis croissants.
Les enjeux de la sécurité dans le Grand Nord sont multiples. Entre l'activité militaire russe, les intérêts chinois croissants, et le besoin de protéger un écosystème fragile, la vigilance est plus que jamais de mise. Le président du Parti danois de l'opposition a déclaré que « renforcement de la défense au Groenland est impératif pour assurer la souveraineté de la région ». C'est donc peut-être grâce à la ténacité des traîneaux à chiens que le Groenland pourra maintenir sa place sur l'échiquier géopolitique mondial.







