Le Groenland entre les griffes de Trump : la sécurité nationale en jeu

Donald Trump prévient : le Groenland ne doit pas tomber sous influence étrangère.
Le Groenland entre les griffes de Trump : la sécurité nationale en jeu

Donald Trump insiste sur l'importance stratégique du Groenland, un territoire autonome danois, pour la sécurité nationale des États-Unis. Selon lui, la domination éventuelle de la Russie ou de la Chine sur cette île riche en ressources minières ne peut être acceptée. Dans une déclaration qui a fait réagir à la fois Nuuk et Copenhague, il a affirmé : « Nous ne voulons pas que la Russie ou la Chine s'installent au Groenland. Nous allons agir, que ce soit par la manière douce ou la manière forte. »

Cette déclaration a suscité des réactions véhémentes des dirigeants groenlandais. Dans une note commune, ceux-ci ont rappelé que « l’avenir du Groenland doit être décidé par le peuple groenlandais », insistant sur leur volonté d'autonomie. Un porte-parole du gouvernement danois a affirmé que « nous ne partageons pas l'idée selon laquelle le Groenland serait sur le point d'être encerclé par des investissements chinois ». Ces affirmations soulignent la complexité des relations entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis.

Depuis son autonomie en 1979, le Groenland envisage une indépendance à long terme vis-à-vis du Danemark. Cependant, la coalition actuellement au pouvoir ne semble pas pressée de franchir cette étape. À l'approche des élections législatives de 2025, le parti d'opposition écologique Naleraq, qui a récolté 24,5 % des voix lors des élections précédentes, se prononce pour un rapprochement rapide avec les États-Unis.

D’un autre côté, l'administration Trump semble prête à explorer toutes les options pour renforcer le contrôle américain sur le Groenland, y compris une intervention militaire. Selon un sondage réalisé par l'agence danoise Ritzau, 38,3 % des Danois redoutent une invasion du Groenland durant la présidence de Trump.

La tension monte également au sein de l'OTAN, où la question du Groenland a pris de l'ampleur, notamment en raison des préoccupations croissantes contre la militarisation de l'Arctique par la Russie et la Chine. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a récemment exprimé la nécessité de renforcer les capacités de l'alliance militaire dans cette région stratégique, alors que des discussions approfondies ont lieu avec des responsables américains, dont le secrétaire d'État Marco Rubio.

En somme, la situation au Groenland représente un microcosme des tensions géopolitiques plus larges entre les États-Unis, la Russie et la Chine. La question de la souveraineté et des intérêts géostratégiques est plus que jamais sur le devant de la scène, incitant à se demander quel avenir attend cette île au cœur des ambitions mondiales.

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