Un rapport préliminaire émis par l'agence de presse Anadolu révèle que l'appareil privé du chef d'état-major libyen ne s'est pas explosé en vol comme les premières spéculations le laissaient entendre. Ce Falcon 50, qui transportait plusieurs membres de l'entourage du militaire, a subi un accident près d'Ankara en décembre dernier.
Les premières conclusions des enquêteurs, rapportées par le bureau du procureur d'Ankara, indiquent que l'avion était encore en un seul morceau lors de l'impact. L'appareil s'est écrasé alors que ses moteurs tournaient à plein régime, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les causes précises de cet accident tragique.
Des témoins dans la région ont mentionné avoir entendu une détonation puissante, évoquant des images du ciel s'illuminant, ce qui avait alimenté les théories d'une explosion. Cependant, les autorités turques, peu après l'incident, ont évoqué un possible « dysfonctionnement électrique ».
Un dysfonctionnement électrique ?
Les experts s'interrogent maintenant sur la nature de ce supposé dysfonctionnement. Jean-Luc Dufresne, expert en aéronautique, a déclaré que “des investigations approfondies sont nécessaires pour comprendre l'origine de l'incident”. La boîtillère noire de l’appareil, retrouvée peu après le crash, donnera sans doute des indications cruciales, comme l’a souligné le ministre des Transports turc.
Le Royaume-Uni accepté d'analyser la boîte noire
Dans un développement majeur, le gouvernement britannique a accepté d'analyser la boîte noire, une mesure saluée par les autorités libyennes. Tripoli a exprimé son espoir que cette analyse mette clairement en lumière les raisons de cette tragédie. L'appareil, appartenant à Harmony Jets, une compagnie de transport basée à Malte, stimule également des discussions sur les protocoles de sécurité de l'aviation privée.
Alors que le monde se tourne vers la Turquie pour des éclaircissements, il est essentiel que toutes les manières possibles soient mises en œuvre pour éviter de tels accidents à l'avenir. Les enquêtes continuent, mobilisant ressources et experts autour de ce tragique événement.







