Ce jeudi 22 janvier, Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique, a annoncé sur RTL la fermeture de l’établissement Bétharram, situé dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette décision fait suite à un vaste scandale impliquant des violences physiques et sexuelles qui a frappé l’école depuis plusieurs années.
"L'établissement Bétharram va définitivement fermer ses portes à la rentrée prochaine. Ce n'est pas une option", a déclaré Guéret. Il a souligné que cette fermeture était nécessaire pour redorer le blason de l'enseignement catholique, fortement éclaboussé par cette affaire. Son objectif est clair : "Le nom de Bétharram doit disparaître du paysage éducatif", a-t-il martelé.
Les instances de l’éducation catholique comptent sur l’accord de Rome, en raison de la tutelle internationale sur l’établissement. Guéret espère que toutes les démarches nécessaires seront conclues d'ici l'été.
La fermeture de Bétharram intervient après des révélations choquantes de violences physiques et sexuelles dont plusieurs anciens élèves ont été victimes, des actes qui remontent à plusieurs décennies. Ces témoignages, regroupés dans un livre sorti en fin d’année 2023, ont mis en lumière l’ampleur du problème, évoquant des faits aussi graves que des viols et des tortures, rapportés par RTL.
En tout, plus de 200 anciens élèves ont décidé de dénoncer ces violences, certaines se déroulant de 1950 à 2000, ce qui en fait l'un des plus grands scandales de pédocriminalité de l'histoire de l'éducation en France.
Le scandale Bayrou
Ce drame a également conduit à la formation d'une commission parlementaire pour enquêter sur les violences en milieu scolaire, qui a interrogé François Bayrou, ancien Premier ministre et maire de Pau. Il a été accusé d'avoir ignoré les abus sur ses propres enfants, qui ont fréquenté l’établissement. Le rapport parlementaire a souligné un "État défaillant" et un "défaut d'action" de sa part.
Bayrou, pour sa part, a réfuté les accusations et a qualifié l’affaire d’attaque personnelle, affirmant que l'objectif était de nuire à sa carrière politique.







