Donald Trump a récemment déclaré qu'une « armada » navale se dirigeait vers l'Iran, renforçant la montée des tensions dans la région. En effet, un groupe aéronaval est en route pour les eaux du Golfe Persique, une décision qui pourrait avoir des répercussions importantes sur la stabilité régionale.
De retour d'un forum à Davos, le président américain a affirmé : « Nous avons plusieurs navires en route, au cas où. » Dans ce contexte, le chef des Gardiens de la Révolution iraniens a répondu en menaçant les États-Unis et Israël d'un « sort douloureux », confirmant ainsi la tension croissante entre les deux nations.
En Iran, des manifestations se poursuivent depuis décembre, s'intensifiant avec des slogans contre le régime, qui a réagi avec une répression sévère. Washington a conseillé à Téhéran de faire preuve de modération pour éviter des représailles, des attentats ayant déjà eu lieu à cette période. Comme l'indiquent Le Figaro, la situation reste incertaine en raison de la coupure d'Internet, empêchant toute communication extérieure.
Le terme « armada », emprunté à l'histoire marquée par l'« Invincible Armada » de Philippe II, suggère que les États-Unis pourraient envisager des frappes militaires contre l'Iran. Bien que Trump n'ait pas donné de détails sur les navires impliqués, le porte-avions USS Abraham Lincoln, qui a quitté San Diego en novembre dernier, semble maintenant en route vers le Golfe.
En vérifiant sa position via Marinetraffic, nous apprenons qu'il a traversé le détroit de Malacca récemment et qu'il lui reste quelques jours de navigation avant d'atteindre les eaux iraniennes. Ce groupe, qui inclut des chasseurs F/A-18E Super Hornet et des avions de guerre électronique, est aussi accompagné de destroyers capables de frappes précises grâce à des missiles Tomahawk.
Selon des informations rapportées par The New York Times, des options militaires ont été envisagées à la demande de Trump. Bien qu'aucun plan concret n'ait été établi jusqu'à présent, une frappe en Iran a été évoquée. Le Wall Street Journal a également souligné qu'il n’y avait pas de matériel ni de personnel militaire déployés, soulignant que la planification était normale et sans signification d'une attaque imminente.
Les autorités américaines semblent conscientes de l'impact potentiel d'une intervention militaire sur la dynamique interne en Iran, où des frappes pourraient inciter le régime à un renforcement de la répression contre les manifestants. Par précaution, les bases militaires américaines en région doivent également se préparer en cas de représailles.
L'histoire récente illustre ce qui pourrait se produire : lors de la « guerre des douze jours », après que les forces israéliennes ont frappé des installations en Iran, Washington avait intervenu militairement, entraînant une réponse iranienne contre des bases américaines en Irak et au Qatar.







