Le pétrolier nommé "Grinch", soupçonné d'appartenir à la "flotte fantôme" russe, se dirige vers le port de Marseille. Selon des informations recueillies par France Télévisions, le navire devrait y arriver samedi après-midi.
Ce bateau, en provenance de Russie, a été arraisonné par la marine nationale dans la mer d'Alboran, une zone de contrôle maritime entre l'Espagne et le Maroc. Emmanuel Macron a lui-même annoncé cette opération, soulignant que le navire faisait l'objet de “sanctions internationales” et était suspecté d'“arborer un faux pavillon”. En réponse à cette situation, une enquête a été ouverte par le parquet de Marseille.
Le capitaine du navire et son équipage, qui compte environ vingt membres, ont été soumis à une “mesure restrictive et privative de liberté (MRPL)”. Selon une source proche du dossier, cette mesure légale vise à encadrer les personnes dans de tels cas en attendant leur intervention auprès des autorités judiciaires. Cela inclut la confiscation de leurs téléphones afin d'éviter tout contact avec l'extérieur. À leur arrivée à Marseille, ces individus seront placés en garde à vue pour interrogatoire, durant lequel des documents pourront être demandés au capitaine, notamment sur les assurances du navire et les normes de sécurité en vigueur.
La préfecture maritime de la Méditerranée a confirmé que le "Grinch", originaire de Mourmansk, naviguait aux abords de la haute mer au moment de son interception. Emmanuel Macron a précisé que cette opération avait été conduite avec le soutien de plusieurs alliés, affirmant qu'elle s'est déroulée “dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer”. Le président a également réitéré son engagement à faire respecter le droit international pour renforcer l’efficacité des sanctions appliquées.







