Selon le Baromètre Syndex publié le 22 janvier, moins d'un salarié sur deux pense que sa direction prend en considération la pénibilité et l'usure professionnelle. Cette étude, menée par l'Institut français d'opinion publique (IFOP), montre que 75 % des représentants du personnel partage cette préoccupation, témoignant clairement d'un écart entre les attentes des employés et la réalité managériale.
Jérôme Fourquet, de l’IFOP, commente cette situation inquiétante en notant une montée des tensions dans les entreprises. Dans un climat économique difficile, la confiance que les salariés placent dans leurs représentants est mise à l'épreuve. Cette enquête, réalisée à l'automne 2025, est un appel à un dialogue social plus ouvert.
Risques d’accidents du travail en hausse
Il est frappant de noter que bien que 68 % des salariés expriment une bonne opinion de leur CSE, ils sont en même temps 58 % à considérer que la tension règne parmi les dirigeants. Nicolas Weinstein, membre du comité de direction de Syndex, souligne que même si 59 % des employés se sentent bien représentés, l'influence réelle du CSE reste limitée.
Les enjeux liés à la santé et la sécurité au travail demeurent des préoccupations majeures, dépassant d'autres priorités telles que le pouvoir d'achat. Près de 40 % des représentants estiment que les risques d’accident sont particulièrement élevés, avec des chiffres alarmants dans des secteurs comme l'agriculture (64 %), l'industrie (56 %), le BTP (55 %) et même le tertiaire (40 %). Ces résultats indiquent une nécessité urgente de placer ces questions au centre du dialogue social.







