Soumise à une pression significative des États-Unis depuis sa prise de fonction le 5 janvier, Delcy Rodriguez, présidente intérimaire du Venezuela, a récemment manifesté sa volonté de trouver un terrain d'entente avec l'opposition. Lors d'une intervention télévisée, elle a souligné l'importance de parvenir à des accords en faveur du peuple vénézuélien, affirmant : "Depuis nos différences, nous devons nous rencontrer et parvenir à des accords. Pourquoi? Pour le bien de notre nation."
Cette initiative intervient trois semaines après l'opération américaine qui a entraîné l'arrestation du président Nicolás Maduro. Rodriguez a également révélé son intention d'organiser des rencontres entre différentes factions politiques, insistant sur la nécessité d'un dialogue exempt d'influences extérieures, y compris celles de Washington et de Madrid.
En parallèle, elle a promis des libérations de prisonniers politiques et a signé des accords sur le secteur pétrolier avec les États-Unis. Ces mesures visent à relancer l'économie vénézuélienne, particulièrement affaiblie par des années de sanctions et de mauvaise gestion. La réforme législative qu'elle a engagée devrait ouvrir le secteur aux entreprises privées, favorisant ainsi une augmentation de la production pétrolière de l'ordre de 18 % d'ici 2026.
En effet, la production actuelle tourne autour de 1,2 million de barils par jour, un chiffre largement en deçà du pic de plus de trois millions observé dans les années 2000. Les analystes, comme ceux cités par Le Monde, attribuent cette chute à une combinaison de sous-investissement et de corruption au sein de l'industrie.
Alors que l'administration Trump souhaite exploiter ces ressources pétrolières, la nouvelle loi, récemment adoptée en première lecture, pourrait permettre aux entreprises privées de participer à l'exploitation pétrolière après la signature de contrats avec l'État. Le gouvernement actuel, jouissant d'une majorité absolue à l'Assemblée, est en bonne voie pour finaliser cette réforme dans les jours à venir, malgré le boycott des législatives par l'opposition en 2025.







