Le président israélien Isaac Herzog a récemment exhorté les nations européennes à "soutenir toute initiative visant à éradiquer" le Hezbollah, le mouvement islamiste libanais soutenu par l'Iran. Lors d'un entretien à Jérusalem, Herzog a renforcé cette demande, soulignant que l’Europe doit réaliser qu'il est temps d'agir contre les menaces croissantes.
"L’Europe devrait comprendre que des avancées nécessitent parfois des victoires militaires," a-t-il ajouté avec conviction.
Le président a affirmé que nous sommes à "un tournant historique", mentionnant la récente offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a débuté le 28 février. Il a déclaré : "Après tant d'années de conflit et d’horreur, il est impératif de stopper les provocations venant de Téhéran, qui ont des répercussions non seulement sur Israël mais sur l'Europe également."
"La disparition de la menace iranienne est essentielle pour la sécurité européenne", a-t-il insisté, accusant l'Iran d’être à l'origine des tensions de la région et du terrorisme, même en Europe. Herzog a évoqué l'"immense danger" posé par les missiles balistiques iraniens pour le Vieux Continent.
- Une ouverture vers le dialogue -
En parallèle, Herzog a qualifié de "pas en avant favorable" la proposition du président français Emmanuel Macron de faciliter des discussions entre Israël et le Liban. Selon Herzog, il est essentiel d'engager des pourparlers directs, car c'est le moment de créer des opportunités pour avancer avec le Liban.
Le Hezbollah, qui a intensifié les hostilités avec Israël après des frappes contre le pays le 2 mars, est perçu comme une menace persistante en raison de son alliance avec l'Iran.
Macron, pour sa part, a insisté sur la nécessité d'empêcher le Liban de sombrer dans le chaos et a appelé à un arrêt immédiat des escalades militaires de part et d'autre. Les récentes violences ont coûté la vie à 886 personnes, y compris des enfants, selon les chiffres officiels libanais.
- La montée du Hezbollah -
Fondé dans les années 1980, le Hezbollah s'est imposé comme une force politique et militaire influente au Liban, mais son statut est devenu fragilisé par les récents conflits. Herzog reconnaît que le désarmement du mouvement reste un enjeu complexe pour la classe politique libanaise, mais espère que les dirigeants libanais actuels guideront le pays vers des réformes nécessaires.
"Tout ce que nous voulons avec le Liban, c'est la paix", a conclu Herzog, affichant une volonté de dialogue tout en restant ferme sur la nécessité d'agir contre l'armement du Hezbollah.







